Archive for the ‘Press Releases’ Category

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Nous venons d'apprendre l'arrestation ce matin, 15 juillet 2010, du journaliste FahemBoukaddous alors qu'il venait récupérer son dossier médical à l'hôpital de Sousse où il avaitété hospitalisé du 3 au 14 juillet.

Il risque fortement d'être envoyé pour 4 ans en prison, malgré son état de santé qui demeurecritique.

Son seul « crime » consiste à avoir fait son travail de journaliste concernant les mobilisationssociales ayant eu lieu en 2008 dans le bassin minier de la région de Gafsa.

Condamné par contumace en décembre 2008, Fahem Boukadous était sorti de la clandestinitéle 24 novembre 2009. Il avait alors entamé une procédure pour faire annuler les poursuitesdont il faisait l'objet. Mais il a été finalement condamné en appel le 6 juillet dernier, alorsmême que son hospitalisation lui interdisait s'être présent au tribunal.

L'Union syndicale Solidaires exige :

– La libération immédiate de Fahem Boukadous ainsi que celle d'Hassen Ben Abdallah, quipurge actuellement une peine de 4 ans de prison pour des raisons comparables.

– L’arrêt des poursuites les concernant, ainsi que celles prononcées par contumace contreMaher Fajraoui et Mouhiédine Cherbib.

– Le rétablissement de toutes les personnes ayant été détenues suite aux mobilisations socialesde la région de Gafsa dans l’intégralité de leurs droits, à commencer par celui d'être réintégrés dans leur emploi.

Paris, le 15 juillet 2010

144, boulevard de la Villette – 75019 Paris

Tel : 01 58 39 30 20 – Fax : 01 43 67 62 14 – www.solidaires.org

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07 Jul 2010

Fahem Boukadous

 

As statements of contempt for free expression, they don’t come much plainer. This week Tunisia told the world that it defines independent journalism as “spreading news likely to harm public order,” and independent media as “criminal organisations”

On 6 July a Tunisian appeals court confirmed the four-year prison sentence handed down to journalist Fahem Boukadous, simply for doing his job and reporting trade union protests in the provincial city of Gafsa in 2008.

For many members of the Tunisian Monitoring Group (TMG) of IFEX free expression network, the verdict is part of a process of institutionalising state censorship in Tunisia with the help of a sympathetic judiciary. It has strongly condemned the charges.

The TMG is urging the Tunisian authorities to end ongoing harassment of critical journalists and to respect free expression in line with its domestic laws and its ratified commitments to international covenant on civil and political rights.

It also lays down a serious challenge to the European Union to condemn the harassment. Brussels is already hesitating in offering Tunis the special trade relationship already offered to its neighbour Morocco.

The charges brought against Boukadous, which include “belonging to a criminal association” and “harming public order”, appear to be yet another political manoeuvre aiming to silence criticism of Tunisian authorities.

To do it, those same authorities are dragging an innocent sick man through hospitals, courts and jails out of sheer maliciousness. Having exposed the state’s failures in Gafsa in 2008 the state is now making Boukadous suffer for it.

Boukaddous was unable to attend the hearing as he was in a hospital in Sousse where he is being treated for respiratory problems. “There are plainclothes police agents in the hospital pressuring medical staff to release me so that they can take me to prison. Hospital staff are refusing to yield to their pressure”, Boukaddous told the TMG.

Radhia Nasraoui, one of his lawyers, denounced the court ruling as “harsh and unfair” and warned against the “dangerous consequences” of denying Boukaddous the “vital medical care he needs.” She added that several political prisoners have died from a “lack of medical care” over the past years.

Boukadous, a journalist with Al-Hiwar Al-Tunisi satellite television station, went into hiding in July 2008 after discovering that he was wanted by the Tunisian authorities. He was sentenced to six years in prison in December 2008.

In November 2009 he emerged to challenge the sentence on the basis that he had been tried in absentia. A court overturned the previous ruling, but said that Boukadous would again be tried on the same charges. In January of this year, the journalist was found guilty and sentenced to four years in prison, which his lawyers appealed, without avail.

Index on Censorship currently chairs the TMG, which is a group of 20 organisations who belong to the International Freedom of Expression Exchange (IFEX) network

 

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Tunis le 8 Juillet 2010

 

La cour d’appel de Gafsa a confirmé nos craintes pour le journaliste et militant des Droits de l’homme Fahem Boukaddous. Il a été condamné en appel à 4 ans de prison ferme. Actuellement hospitalisé à Sousse pour maladie grave, la police encercle l’hôpital et menace de l’arrêter malgré la résistance de ses médecins.

Notre ami et camarde Fahem a réussi à couvrir et filmer les manifestations populaires de Redeyef. Aux yeux du pouvoir, il doit être châtié. Ainsi, le dossier de Redeyef n’est pas définitivement clos et le pouvoir veut encore vindicativement poursuivre les militants du bassin minier de Gafsa.

En effet, en confirmant la peine de prison à l’encontre de notre ami Fahem, il veut punir un militant dans la région frondeuse de Gafsa.

Fahem a dirigé la lutte des jeunes diplômés en chômage dans la région de Gafsa et assuré la coordination de cette lutte dans toutes les régions de Tunisie.

Il a soutenu le parti « Tunisie Verte » lorsque les responsables régionaux ont commencé à arracher des milliers d’arbres sur la route de Gafsa-Tunis afin de construire un centre administratif.

Le parti « Tunisie Verte » réitère son soutien au journaliste militant, Fahem Boukaddous et demande l’arrêt total de toutes poursuites judiciaires le concernant ainsi que la fermeture totale du dossier Redeyef en apportant réellement les solutions concrètes aux jeunes diplômés en chômage dans toutes les régions déshéritées de notre pays.

Abdelkader Zitouni

Coordinateur National du parti « Tunisie Verte »

Membre du Parti Vert Européen,

Membre de la fédération des verts africains,

Membre de "Global Greens".

E- mail : tunisie.verte@gmail.com

Tel : 00.216.98.510.596

Fax : 00.216.71.750.907

 

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vendredi 9 juillet 2010,

Reporté à plusieurs reprises, le procès de Fahem Boukaddous devant la Cour d’Appel de Gafsa s’est conclu le 6 juillet sur une condamnation à quatre ans ferme d’emprisonnement, soit la confirmation de la peine prononcée en première instance pour « constitution d’une association criminelle susceptible de porter atteinte aux personnes et aux biens ». En réalité, il s’agit de le punir pour la couverture des événements du bassin minier qu’il avait réalisée en tant que journaliste pour le compte de la chaîne El Hiwar Et Tounsi en 2008.

Fahem Boukaddous est hospitalisé depuis le 3 juillet, à cause de fortes crises d’asthme. Les médecins ont réussi à résister aux pressions policières mais jusqu’à quand ? L’hôpital est en état de siège et la peine est exécutoire immédiatement

Le NPA considère cette peine comme l’une des plus lourdes jamais prononcées contre un journaliste en Tunisie du seul fait de son activité professionnelle.
Le NPA dénonce cette parodie de procès, puisque la défense n’a pu plaider et que la Cour a rejeté la demande de report, alors que l’accusé était absent car hospitalisé le jour de son procès.
Il exprime toute sa solidarité avec Fahem Boukaddous et Afef, son épouse, exige l’arrêt des poursuites contre tous les militants du bassin minier et continuera son combat pour l’amnistie générale en Tunisie.

Le 9 juillet 2010

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